Nous vivons dans un monde, où à priori, la "forme" (l'apparence) des individus a une importance quasi
égale, voire supérieure à celle du "fond" (qualités intrinsèques). Et
il semblerait qu’il en ait toujours été ainsi...
Les modes vestimentaires ont toujours été
imposés par des courants. Les ancêtres des bureaux de styles étaient les régnants
de l'état, tels les Rois et les Reines, qui donnaient le ton de l’allure, et du
détail au costume, pour être imités par leur cour. Ils furent ensuite remplacés
jusqu’à nos jours, par les Chefs d’Etats et les icônes du cinéma, ou autres
vedettes du showbiz, qui orientent, souvent involontairement, les courants de
la mode. De Marie-Antoinette à Jacky Kennedy, en passant par Michael Jackson et
Madonna, ou encore La Princesse Lady Di, etc… un grand nombre de styles ont été
inspirés par ces personnages hors-normes et charismatiques, pour être ensuite
adaptés au grand public, via le prêt-à-porter, dans toutes les marques, haut,
moyen, et bas de gamme. Inspirée par cette multitude de sources de la société, la mode
vestimentaire dépasserait notre apparence, et se juxtaposerait à nos goûts musicaux,
culturels, et idéologiques de manière générale.
Dans les années 60, et le fameux mai 68, « la
Rue » a pris un poids considérable dans le paysage « régnant ».
Elle imposera entre autres, le style « baba cool », et le pantalon
pour les filles. Les blousons noirs, les Rappeurs, et autres « rebelles »
(Punks, Rockers, Grunges, Gotiques…) héritent de cette tendance venue de la
rue, des squares ou des banlieues, en créant des looks déjantés, provocateurs,
inscrits dans le répertoire du mode « bad boys ».
Tous ces styles qui se confrontent dans la
société, forment au final, des codes vestimentaires (relatifs à toutes les
époques et dans toutes les cultures) qui indiquent un message : "montre-moi
ton look et je te dirai qui tu es". La définition, l’apriori, et même la stigmatisation des genres, se fera
ainsi, systématiquement dès les premières secondes de la visualisation d’un individu, par les biais des vêtements qu’il
porte, des accessoires (chaussures, bijoux, cravate, boucles d’oreilles,
chaussettes, tatouages, foulard…), de sa gestuelle (démarche, attitude,
mimiques…), de sa mise en beauté (coiffure, maquillage, épilation, manucure…)
et pour finir, de son accent et sa manière de parler (le phrasé avec un écho snob,
voyou, paysan, branché, neutre, local...). L’individu va donc marquer
volontairement ou involontairement son appartenance à un groupe social, pour
affirmer (sans le dire) ce qu’il est, ce qu’il pense, ce qu’il écoute comme
musique, ce qu’il fréquente comme lieux, ce qu’il conduit comme voiture (ou
autre moyen de transport…) via sa tenue et son allure globale.
Un homme vêtu d’un jean troué et d’un gilet sans manches, tatoué sur les bras, s'exprimant avec nonchalance, portant un piercing aux sourcils et mâchant un chewing-gum, est difficilement imaginé par notre esprit comme étant un employé de banque, par contre nous pourrions supposer instinctivement qu'il pourrait être photographe ou musicien, pour autant, s’il se met à s'exprimer avec des mots savants et philosophiques, alors nous l'imaginerions écrivain ou professeur, et s’il entonne un langage trop basique avec des manières maladroites, nous l'associerons à un univers social défavorisé, etc. Par conséquent, et même si l'on dit que « l'habit ne fait pas le moine », notre image est quelque peu révélatrice de notre état, un état que nous devons sans cesse partager avec les autres.
Un homme vêtu d’un jean troué et d’un gilet sans manches, tatoué sur les bras, s'exprimant avec nonchalance, portant un piercing aux sourcils et mâchant un chewing-gum, est difficilement imaginé par notre esprit comme étant un employé de banque, par contre nous pourrions supposer instinctivement qu'il pourrait être photographe ou musicien, pour autant, s’il se met à s'exprimer avec des mots savants et philosophiques, alors nous l'imaginerions écrivain ou professeur, et s’il entonne un langage trop basique avec des manières maladroites, nous l'associerons à un univers social défavorisé, etc. Par conséquent, et même si l'on dit que « l'habit ne fait pas le moine », notre image est quelque peu révélatrice de notre état, un état que nous devons sans cesse partager avec les autres.
Tous ces éléments – look vestimentaire, gestuelle, façon de parler, accessoires, et mise en beauté - constituent l'image que nous véhiculons, une image codifiée par les stéréotypes existant, et décryptée par ceux qui nous observent. C'est ce que l’on nomme "L'Image Personnelle". Et d'ailleurs, bon nombre de personnes recherchent à améliorer leur image, car c’est la part la plus intime, la plus proche du moi profond, et paradoxalement la plus exposée ; par conséquent il nous parait primordial de la réveiller et de l’entretenir.
Souvent, bien qu’ayant une personnalité bien
trempée, des goûts très affirmés, et une appartenance à un groupe bien établie,
nous ne sommes pas conduits inéluctablement à arborer une image clairement
optimisée. L’individu se perd souvent dans les codes qu’il est censé maitriser,
à cause de la multitude d’éléments qui entrent en jeu lors de la construction
de son apparence. Il faut rappeler que nous traversons plusieurs étapes, avant
de nous forger une identité affinée. Il y a d’abord l’enfance, qui forme en
quelque sorte le plateau de notre apparence, soit car elle apporte en elle l’éducation
et le milieu familial duquel nous sommes issus. Puis arrive l’adolescence, avec
son lot de découvertes et de styles plus ou moins branchés, ou pas. Et enfin, l’âge
adulte et son environnement professionnel, intellectuel, et social, qui va
finaliser le dernier coup de crayon de l’image que l’on reflète. Dans ce millefeuille de
circonstances : famille + goûts + environnement + personnalité, l’individu
peut parfois s’égarer dans les choix de son style. L’influence extérieure, des
personnes qu'il côtoie quotidiennement, d’un environnement socio-professionnel marqué,
mais aussi le manque de temps pour s’occuper de soi, et le manque d’intérêt pour
l’image qu'il reflète, suffisent pour qu'un individu se retrouve désaxé de son
véritable style, et donc de son image. Bien qu’il parait primordial d’arborer
une apparence en concordance avec notre environnement, et particulièrement dans
le milieu professionnel, ou social de façon générale, nous nous devons de respecter aussi nos
goûts les plus profonds, et le caractère de notre personnalité, parfois enfouie
et difficilement extirpable…
Dans ce type de situations très fréquentes de
nos jours, le Conseil en Image Personnelle trouve toute sa place. Car
contrairement à l’ancien temps, où les armoires ne comptaient que peu de
vêtements, et où les styles (appartenance à un groupe social) étaient définis
de façon naturelle, aujourd’hui l’individu se perd aussi dans la suractivité de son
quotidien, ou au contraire par le repli sur soi, dans la surcharge de communication
à travers l’image, et dans la multiplicité des genres et des styles, d'où des armoires souvent pleines à craquer, mais qui n'offrent aucune satisfaction à la personne qui tente d'en faire sortir un look acceptable...
Un professionnel qui arriverait à mettre en relief toutes les caractéristiques qui définissent l'apparence d'une personne, en la guidant dans ses propres choix révélés, pour lui actionner une image en harmonie avec ce qu’elle est réellement, ce qu’elle aime, ce qui lui va, et où elle se trouve, rétablirait l’axe de la bonne image que cette personne devrait donner aux autres, mais aussi celle qu'elle devra donner à elle-même.
Un professionnel qui arriverait à mettre en relief toutes les caractéristiques qui définissent l'apparence d'une personne, en la guidant dans ses propres choix révélés, pour lui actionner une image en harmonie avec ce qu’elle est réellement, ce qu’elle aime, ce qui lui va, et où elle se trouve, rétablirait l’axe de la bonne image que cette personne devrait donner aux autres, mais aussi celle qu'elle devra donner à elle-même.
Et ainsi donc, l'apparence ne serait pas trompeuse, à moins que...
Par Amina LB

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