Mon fils, mon amour.
(Nice, 19 novembre 1995 - 24 janvier 2015)
A l'aube, l’air paisible il a dit : "vous ne pouvez pas comprendre"
Les mains désolées il s'est retourné ainsi
De très haut il a volé sans effort sur son être
Telle une jolie plume il tombait au ralenti
Nous sommes restés impuissants et ébahis
L’envie de le rejoindre nous a effleurés
Le cœur noué trop tard nous avons compris
Quand nous le rejoignions il était allongé
Comme dans son lit
Sans le moindre traumatisme ni blessure
Sur l’herbe du jardin il dormait à l’infini
Intact, les yeux fermés, il souriait, le visage magnifique entouré de
sa belle chevelure
Était-ce un miracle ? Probablement qu’à moitié
L’adieu final avait bien eu lieu
Dans une grande quiétude de paix
Ce sera là notre unique consolation : savoir que de
souffrance physique il n’en a pas eue
C’est ainsi qu’une part de nous s’est envolée à jamais
Un être cher, un enfant que l’on ne reverra plus
Il reste à tenter de traverser la vie évidée
Le cœur arraché, nous survivrons au manque grâce à l’amour absolu
Sans raison précise ou présagée, sans fumée sans alcool (comme dit la chanson), PUR juste comme un ange Amine s’est envolé !
Amina LB
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