Nice,
Je marche dans tes rues, le cœur noué, contemplant les
passants. Les visages y sont parfois éclairés, parfois sombres. Une sensation étrange
persiste en moi. J’ignore si c’est de la tristesse ou pas. Je ressens comme une
angoisse particulière et mélancolique quand je rentre dans ton âme. Je ne ressens jamais cela ailleurs.
Pourtant ton soleil qui même quand il n’est pas là, nous réchauffe le corps avec
nostalgie, parce qu’il revient toujours.
Je redoute tes marchés animés de
fruits, où j’aime m’y promener, pour côtoyer les agriculteurs aux mains pleines
de terre, fiers de leur labeur mais sans doute inquiets pour le lendemain. Pleuvra-t-il ?
Quand j’arpente tes ruelles ancestrales de ta Vieille ville, je ressens ton âme
profonde un peu perdue, qui observe ce monde venu en elle, se disant : "toutes ces
gens m’aiment-elles vraiment ?"
Ta mer de ta Promenade majestueuse, infinie elle t’observe et te rappelle que le monde
est vaste, mais qu’une de ses plus belles parties est ici, en toi.
Ton Château qui fait ton honneur est haut perché pour régner sur toi. Tu le portes comme la couronne d’une princesse éternelle.
Ton Château qui fait ton honneur est haut perché pour régner sur toi. Tu le portes comme la couronne d’une princesse éternelle.
Sur les places de ta cité, tant et tant de belles métamorphoses pour
toi, que tu mérites ô combien, même si tu restes fière et distante, comme tes
enfants le sont parfois.
Chaque jour tu regardes le bleu du ciel, tu le guettes.
Sera-t-il nacré avec son voile clair, ou perturbé de nuages étirés, où bien
insolent avec son bleu perçant ?
Tu camouffles parfois tes blessures du
passé, de ton histoire si singulière. Nice tu es d'ici, de là ou d’ailleurs.
Nice tu es toi. Tu es unique. Ne sois pas inquiète. Tu es belle et tu le seras
encore et encore, même si au fond ça t’est bien égal.
Nice tu es mystérieuse. Tu es
simple et grandiose à la fois. Tu es l’ainée de la côte bleue. Tu veilles sur tes
petites sœurs, éparpillées sur les vallées et les montagnes, les unes sont authentiques,
pendant que les autres jouent aux starlettes au bord de l’eau.
Tu observes tous
ces peuples venus se réfugier chez toi, et tu les couves, et tu les protèges. Même
si au fond tu préfères la solitude.
Tu laisses les artistes te peindre, les grands
hommes te construire, et les badauds profiter de toi. Es-tu lasse ? Je le
pense parfois.
L’automne ce n’est pas la période que tu préfères. Tes couleurs douces
ne s’accommodent pas avec sa grisaille.
Il arrive que ton hiver imprévisible te joue des tours. En étant rude, plein d’eau et de neige, à enrager la mer. Tu attends qu’il s’en aille.
Ce que tu aimes plus que tout, c’est le printemps qui t’apaise.
L’été, ton âme s’en va se mettre à l'abris dans les hauteurs à la recherche de fraîcheur et de quiétude, car le monde entier par millier vient te voir, mais tu restes discrète, et tu préfères leur abandonner tes terres, un temps, par pudeur tu ne veux pas voir ça.
Il arrive que ton hiver imprévisible te joue des tours. En étant rude, plein d’eau et de neige, à enrager la mer. Tu attends qu’il s’en aille.
Ce que tu aimes plus que tout, c’est le printemps qui t’apaise.
L’été, ton âme s’en va se mettre à l'abris dans les hauteurs à la recherche de fraîcheur et de quiétude, car le monde entier par millier vient te voir, mais tu restes discrète, et tu préfères leur abandonner tes terres, un temps, par pudeur tu ne veux pas voir ça.
Nice tu es insaisissable. Nice tu es toi.
Tu es si proche et si éloignée à la
fois.
Par Amina LB
Par Amina LB
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