vendredi 22 novembre 2013

Lettre à Nice,

Nice,
       Je marche dans tes rues, le cœur noué, contemplant les passants. Les visages y sont parfois éclairés, parfois sombres. Une sensation étrange persiste en moi. J’ignore si c’est de la tristesse ou pas. Je ressens comme une angoisse particulière et mélancolique quand je rentre dans ton âme. Je ne ressens jamais cela ailleurs. Pourtant ton soleil qui même quand il n’est pas là, nous réchauffe le corps avec nostalgie, parce qu’il revient toujours.
Je redoute tes marchés animés de fruits, où j’aime m’y promener, pour côtoyer les agriculteurs aux mains pleines de terre, fiers de leur labeur mais sans doute inquiets pour le lendemain. Pleuvra-t-il ?
Quand j’arpente tes ruelles ancestrales de ta Vieille ville, je ressens ton âme profonde un peu perdue, qui observe ce monde venu en elle, se disant : "toutes ces gens m’aiment-elles vraiment ?"
Ta mer de ta Promenade majestueuse, infinie elle t’observe et te rappelle que le monde est vaste, mais qu’une de ses plus belles parties est ici, en toi.

Ton Château qui fait ton honneur est haut perché pour régner sur toi. Tu le portes comme la couronne d’une princesse éternelle.
Sur les places de ta cité, tant et tant de belles métamorphoses pour toi, que tu mérites ô combien, même si tu restes fière et distante, comme tes enfants le sont parfois.
Chaque jour tu regardes le bleu du ciel, tu le guettes. Sera-t-il nacré avec son voile clair, ou perturbé de nuages étirés, où bien insolent avec son bleu perçant ?
Tu camouffles parfois tes blessures du passé, de ton histoire si singulière. Nice tu es d'ici, de là ou d’ailleurs. Nice tu es toi. Tu es unique. Ne sois pas inquiète. Tu es belle et tu le seras encore et encore, même si au fond ça t’est bien égal.
Nice tu es mystérieuse. Tu es simple et grandiose à la fois. Tu es l’ainée de la côte bleue. Tu veilles sur tes petites sœurs, éparpillées sur les vallées et les montagnes, les unes sont authentiques, pendant que les autres jouent aux starlettes au bord de l’eau.
Tu observes tous ces peuples venus se réfugier chez toi, et tu les couves, et tu les protèges. Même si au fond tu préfères la solitude.
Tu laisses les artistes te peindre, les grands hommes te construire, et les badauds profiter de toi. Es-tu lasse ? Je le pense parfois.
L’automne ce n’est pas la période que tu préfères. Tes couleurs douces ne s’accommodent pas avec sa grisaille.

Il arrive que ton hiver imprévisible te joue des tours. En étant rude, plein d’eau et de neige, à enrager la mer. Tu attends qu’il s’en aille.

Ce que tu aimes plus que tout, c’est le printemps qui t’apaise.

L’été, ton âme s’en va se mettre à l'abris dans les hauteurs à la recherche de fraîcheur et de quiétude, car le monde entier par millier vient te voir, mais tu restes discrète, et tu préfères leur abandonner tes terres, un temps, par pudeur tu ne veux pas voir ça.
Nice tu es insaisissable. Nice tu es toi.
Tu es si proche et si éloignée à la fois.  

Par Amina LB

mercredi 13 novembre 2013

La Poule aux oeufs d'or, elle est ici...


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